Autoconstruction, BBC, Matériaux traditionnels
24 Août 2013
Vous vous souvenez que nous devions suspendre le chantier pour des soucis de trésorerie. Raté.
Non pas que nous ayons trouvé un coffre rempli de Louis d'or en faisant du terassement, mais il est parfois, toutefois, d'heureuses surprises pour lesquelles on ne boude pas son plaisir.
Afin d'assurer la logistique, il s'y prend toujours à l'avance pour les demandes de prix et les livraisons, c'est dans ce contexte qu'il se rend compte que certains produits vont vraiment couter très cher! 50€/m² pour du parquet massif second choix en chêne, il nous en faut 50m²...
Nous nous sommes alors vus proposer, par le bouche à oreille du parquet issu d'une boite de nuit ; 25m² gratuit! Mais à ce prix là, il y a toujours une contrepartie... Dans ce cas elle est la suivante : ce parquet se présente sous la forme de deux estrades de 5m par 2,50m en bastaings sur lesquels, parquets, planches et corniches de rives ont été cloués. Dès lors, deux alternatives : transport des estrades complètes, ou démontage sur place, impliquant deux fois 25 minutes de route chaque jour, pour démonter et transporter les lames seules... finalement...
4 jours de démontage plus tard, toutes les lames subissent un premier tri : Lames trop abimées pour resservir / lames pouvant resservir sur les extrémités / lames complètes et en état. Puis passent au dépointage (5kg de pointes), et enfin au tri par taille, avant comptage.
Comme ce parquet a déjà été un peu maltraité dans sa vie d'avant, Il ne souhaitait pas le remonter dans une pièce à gros trafic (type couloir), le comptage nous a permis de mettre en évidence la sauvegarde de 21m² de parquet et il en faut 17 pour la chambre principale, alors... le reste ira sans doute dans les toilettes...
Seconde phase du travail ; le remontage, afin de ne pas se retrouver avec beaucoup de lames dans une même taille et de garder la capacité de panacher les tailles, il a divisé chaque paquet de lames (préalablement triées par tailles) par 11. Pourquoi faire des onzième de paquets? c'est très simple : les lames de longueur 300mm étaient 11, c'était donc le plus petit dénominateur commun.
Chaque lame est donc nettoyée au ciseau à bois, observée soigneusement pour prendre en compte un éventuel gauchissement, puis poncée grossièrement à la ponceuse à bande.
Le lambourdage, de son coté après avoir reçu toutes les gaines électriques préfilées, reçoit une couche d'isolant naturel végétal, et les liaisons lames/lambourdes reçoivent une couche de liège de 2mm, pour éviter les grincements.
L'avancement est assez rapide, du moment que ce n'est pas la même personne qui ponce/nettoie/contrôle, et qui pose. sinon, c'est loooooong... et ça fait mal au jambes.
Enfin, une fois contourné les placards et autres cloisons, le résultat est interessant, mais il restera encore à poncer et huiler et ne pas céder à la fièvre du samedi soir...