Autoconstruction, BBC, Matériaux traditionnels
15 Avril 2013
Après la dalle, nouvel objectif : être prêts pour monter la charpente en août (2010)!
Il faut donc tailler et assembler quelques Mcube de chêne pour continuer l'armature des murs du RDC.
Je crois me souvenir que c'est à ce moment là que nous avons décider d'investir dans une mortaiseuse. Car il avait réalisé jusque là toutes les mortaises au ciseau... Une demi heure par mortaise, x coups de marteau sur le ciseau qui s'usait à vu d'oeil et un mari qui commencait à devenir sourd, c'était plus possible!
Nous sommes en mai et durant trois mois nous n'avons cessé de jouer du ciseau, de la scie circulaire et bien entendu, nous avons inaugurer la mortaiseuse.
Nous avons commencé par assembler la partie à l'ouest, assez rapide puisque celle ci joue uniquement un rôle de soutien. Comme nous sommes en Normandie et qu'il ne pleut (presque !) pas, le choix d'un pignon en colombages était exclu sous peine d'avoir à le recommencer dans quelques années... Cette partie sera donc cachée par le clin par la suite.
Ensuite les choses se corsent... C'est à ce moment là que l'on s'est mis en mode automatique! Des poutres, encore de poutres, toujours des poutres!
Nous avons procédé bloc par bloc et toujours en suivant le même schéma : prise de côtes, débitage, taille et pré assemblage au sol pour permettre le perçage des emplacement des chevilles. On redémonte, et on remonte, cette fois ci de manière définitive!
Fermeture du bloc ouest. On peut d'ailleurs voir ici les deux mortaises qui recevront plus tard les jambes de force du balcon.
Ce coté est donc pour le moment terminé et nous nous sommes occupé de l'est. Alors là, même principe qu'à l'ouest : une grande partie sert juste de soutien, seul un petit bloc sera visible une fois le clin posé.
L'enceinte de la maison prend forme. Nous allons maintenant construire le pignon nord. Le seul qui est entièrement en colombage.
Premièrement, mise en place de la grosse solive sur laquelle reposera une des fermes de la charpente. Et là, c'était du sport! Nos bras ont pris du volume en même temps que la maison! C'est en quelques sortes une salle de musculation en plein air! Bon heureusement pour nous, les échafaudages avaient été inventé depuis fort longtemps!
Impressionnante cette masse en l'air! Je veillais quand même à ne pas passer en dessous... On ne sait jamais!
Dernière étape : la taille du pignon proprement dis. Pour se faire, nous avons tracé une épure sur la dalle qui nous a permis, encore une fois, l'assemblage au sol. Vu l'ampleur du bloc, c'était plus que nécessaire car ce n'est pas une fois le bloc en l'air qu'il faut s'apercevoir que les côtes ne sont pas bonnes!
Il nous aura fallu un mois entier pour le faire et pas mal de reflexions sur la manière de le monter! Là encore, merci aux échafaudages!
Deux échafaugages auront été necessaires pour cette étape. Un pour le mettre sur ses pattes, l'autre pour le lever verticalement jusqu'à son emplacement définitif.
La mise en place de ce pignon est vraiment l'un des moments forts de la construction. D'une part par les moyens mis en oeuvre pour le monter et d'autre part par la rareté de l'opération. Je crois que c'est un des moments où j'ai le plus retenu mon souffle car voir un tel poids en l'air, c'est quelque chose!
Objectif tenu, début août, nous sommes en congés pour trois semaines et tout est prêt pour attaquer la charpente.
Après ces trois mois de travaux très physique, nous sommes ravis de voir l'évolution du chantier, et la motivation est là pour la suite. Le plus dur, physiquement parlant, arrive : charpente et couverture!
Avant de vous laisser, nous tenions à vous faire partager deux articles de presse concernant notre autoconstruction.
Bonne lecture et à bientôt pour un nouveau point sur notre avancée!